L’ACCÈS À L'EAU EN OUTRE-MER : UNE PRIORITÉ NATIONALE

La question de l’accès à l’eau potable dans les territoires ultramarins demeure l’une des problématiques les plus urgentes et les plus préoccupantes auxquelles sont confrontées les populations d’Outre-mer. Alors que l’eau est un droit fondamental, des milliers de citoyens français vivant dans ces territoires subissent quotidiennement des coupures d’eau, une qualité insuffisante et des infrastructures vétustes.

Un rapport publié en juin 2025 par plusieurs organisations non gouvernementales, révèle l’ampleur du retard et des investissements nécessaires pour garantir à tous les citoyens ultramarins un accès digne et continu à l’eau potable.

Un retard considérable par rapport à l’Hexagone

Les chiffres sont sans appel : 2,36 milliards d’euros sont nécessaires pour rattraper le retard des territoires ultramarins par rapport à la France hexagonale en matière de réseaux d’eau, de traitement et d’assainissement.

Ce montant colossal couvre plusieurs dimensions essentielles :

La rénovation des réseaux de distribution qui accusent des taux de fuite dramatiques, parfois supérieurs à 50% dans certaines zones. Cela signifie que plus de la moitié de l’eau produite est perdue avant d’arriver aux robinets des usagers, générant un gaspillage considérable de ressources et d’argent public.

La modernisation des stations de traitement et de potabilisation qui, dans certains territoires, ne répondent plus aux normes actuelles de qualité et de sécurité sanitaire. Des infrastructures vieillissantes mettent en danger la santé des populations en ne garantissant pas une eau de qualité suffisante.

Le développement de l’assainissement qui reste largement insuffisant dans de nombreuses communes ultramarines. L’absence ou l’insuffisance de systèmes d’assainissement collectif entraîne des problèmes de pollution des nappes phréatiques et des milieux naturels, créant un cercle vicieux qui affecte la qualité de l’eau disponible.

La construction de nouvelles infrastructures de stockage et de production pour faire face aux besoins croissants des populations et anticiper les effets du changement climatique (sécheresses plus fréquentes, modification du régime des pluies).

Une question de priorités budgétaires

Ce qui rend la situation encore plus révoltante, c’est la mise en perspective de ces besoins avec d’autres dépenses publiques. Le rapport souligne que certains accords internationaux coûtent à la France environ 2,3 milliards d’euros par an, soit une somme presque équivalente à ce qui serait nécessaire pour résoudre définitivement la crise de l’eau dans les Outre-mer.

Cette comparaison pose une question fondamentale : comment justifier que des citoyens français n’aient pas accès à l’eau potable de manière continue et sécurisée alors que des moyens financiers équivalents sont mobilisés pour d’autres engagements ?

Il ne s’agit pas de remettre en cause la légitimité de toutes les dépenses internationales de la France, mais de souligner l’urgence absolue de prioriser un besoin vital pour des centaines de milliers de citoyens français.

Rody TOLASSY et les députés du Rassemblement National à l’Assemblée nationale portent avec force cette revendication : l’accès à l’eau potable pour tous les Français, où qu’ils vivent sur le territoire national, doit être une priorité absolue avant tout autre engagement financier non essentiel.

Un impact quotidien sur la vie des habitants

Au-delà des chiffres et des statistiques, il est essentiel de comprendre l’impact concret et quotidien de cette situation sur la vie des habitants d’Outre-mer.

Les coupures d’eau récurrentes obligent les familles à stocker l’eau dans des conditions pas toujours hygiéniques, augmentant les risques sanitaires. Les personnes âgées, les familles avec enfants en bas âge et les personnes malades sont particulièrement vulnérables face à ces interruptions de service.

La mauvaise qualité de l’eau dans certaines zones oblige les habitants à acheter de l’eau en bouteille pour la consommation, la cuisine et parfois même l’hygiène de base. Cette dépense supplémentaire pèse lourdement sur le budget des ménages, en particulier les plus modestes.

Les problèmes d’assainissement entraînent des nuisances olfactives, des risques sanitaires (prolifération de moustiques vecteurs de maladies, contamination des sols) et une dégradation de l’environnement immédiat des habitations.

L’incertitude permanente quant à la disponibilité de l’eau affecte également le développement économique local. Les entreprises, notamment dans le secteur de la restauration, de l’hôtellerie et de l’agro-alimentaire, subissent des contraintes opérationnelles majeures qui nuisent à leur compétitivité.

Une mobilisation politique nécessaire

Face à cette situation inacceptable, la mobilisation des députés du Rassemblement National à l’Assemblée nationale constitue une étape essentielle pour faire de l’accès à l’eau en Outre-mer une priorité nationale et obtenir les financements nécessaires.

Plusieurs leviers d’action sont identifiés :

Le vote du budget de l’État où il est impératif de sanctuariser une enveloppe dédiée spécifiquement aux infrastructures d’eau et d’assainissement dans les Outre-mer, avec un calendrier de réalisation clair et des objectifs chiffrés.

La création d’une mission parlementaire qui pourrait se rendre dans les territoires concernés pour constater l’ampleur des problèmes et formuler des recommandations concrètes et opérationnelles.

La mobilisation des fonds européens dédiés aux régions ultrapériphériques (RUP) pour compléter l’effort national et accélérer la réalisation des travaux nécessaires.

Le renforcement du contrôle sur l’utilisation des fonds déjà alloués pour s’assurer qu’ils sont effectivement utilisés pour les projets d’infrastructure hydrique et non détournés vers d’autres postes de dépenses.

Placer les Outre-mer au cœur des décisions politiques

Cette problématique de l’accès à l’eau illustre parfaitement la nécessité de placer les intérêts et le bien-être des compatriotes ultramarins au cœur des décisions politiques nationales.

Trop souvent, les spécificités et les urgences des territoires d’Outre-mer sont reléguées au second plan dans les arbitrages budgétaires et les priorités gouvernementales. Cette situation est inacceptable et témoigne d’un manque de considération pour une partie significative des citoyens français.

Rody TOLASSY, par son engagement au Parlement Européen et sa collaboration étroite avec les députés nationaux du Rassemblement National, œuvre quotidiennement pour faire entendre la voix des Outre-mer et obtenir des réponses concrètes aux besoins fondamentaux des populations.

L’accès à l’eau n’est pas un luxe, c’est un droit fondamental. Il est temps que ce droit soit enfin garanti à tous les citoyens français, quelle que soit leur localisation géographique.

Des solutions existent, il faut la volonté politique

Les solutions techniques pour résoudre la crise de l’eau dans les Outre-mer sont connues et maîtrisées. Ce qui manque, c’est la volonté politique de mobiliser les moyens financiers nécessaires et de faire de ce sujet une véritable priorité nationale.

Les 2,36 milliards d’euros nécessaires peuvent sembler importants, mais ils représentent un investissement sur plusieurs années et doivent être mis en perspective avec d’autres dépenses publiques bien moins essentielles pour le quotidien des citoyens.

De plus, ces investissements dans les infrastructures hydrauliques auront des retombées économiques positives : création d’emplois locaux dans le BTP et la maintenance, réduction des dépenses de santé liées aux maladies hydriques, amélioration de l’attractivité touristique, développement économique facilité.

La mobilisation politique actuelle doit aboutir à des engagements budgétaires fermes et à un calendrier de réalisation contraignant. Les populations d’Outre-mer ont suffisamment attendu. Il est temps d’agir.

L’accès à l’eau potable est un droit fondamental, pourtant des milliers de compatriotes ultramarins en sont privés quotidiennement.

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